
Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un manga que j’ai découvert il y a quelques mois, bien qu’il soit sortit il y a plusieurs années déjà : BLAME! Non je ne me suis pas prit une porte dans la gueule, cet onomatopée est le titre de la géniale série de Tsutomu Nihei parue entre 1998 et 2003 chez Glénat. C’est donc pas tout récent, mais mis à part mon entourage que j’ai bassiné avec ce manga, il me semble qu’il est resté plutôt méconnu. J’ai donc choisit de prendre 5minutes pour vous parler un peu de ce chef d’œuvre…
Peut être sur terre. Peut être dans le futur…
Ça veut tout dire: ces quelques mots qui ouvrent le manga résument à peu près la situation, au final on ne sait ni où ni quand ça se passe. Mais là n’est pas du tout l’intérêt du manga, il faut arrêter de se poser ces questions « traditionnelles » qui ne s’accordent pas du tout au manga et je pense plus largement à l’auteur lui-même. En effet c’est seulement après avoir fait une école d’architecture que Tsutomu Nihei est devenu mangaka. Et cela se voit, il n’y a rien qu’à regarder le graphisme de BLAME! pour se rendre compte! Il a créé un monde immense où les lignes des bâtiments se perdent à l’horizon, mais je parlerai plus de ça un peu plus loin. C’est absolument magnifique, d’ailleurs personnellement bien qu’il y ait peu de dialogue dans les livres, je passais 2heures sur chaque tome, à observer les dessins. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a son propre style (on peut remarquer d’ailleurs que les personnages de ses mangas ont souvent « un peu » la même dégaine).
L’histoire…ceux qui ont déjà lu le manga me diront « mais quelle histoire?! », alors oui, il y a une histoire, mais il faut tenir au moins jusqu’au second tome pour commencer à s’en rendre compte. Il est vrai que cela reste pas bien net et qu’il faut s’accrocher pour suivre, mais pas tant que ça au final, comme je l’ai dit plus haut il faut arrêter de se prendre la tête à essayer de comprendre le pourquoi du comment de tout ce qui arrive, et essayer de simplement apprécier ce qui défile sous vos yeux.
Adventure-seeker Killy in the cyber dongeon quest.

Le monde BLAME est une ville gigantesque (et le mot est faible) qui s’étend sur des milliers voir des millions de kilomètres en long, en large, et en travers, un monde ou la chair et le métal fusionne, où les humains n’ont au final plus grand-chose d’humain. En fait, des machines appelées « bâtisseurs » construisent ou réparent continuellement la « ville », ainsi, un seul étage peut à lui seul faire plusieurs milliers de kilomètres de haut! C’est dans ce contexte que nous suivons les aventures de Killy, un humain (ou peut être pas…) à la recherche d’un fameux terminal génétique, ceci étant la dernière chose qui permettrait de recréer une vie génétiquement non modifiée…Mais bien sûr tout ne va pas être aussi facile que ça, les méchants débarquent pour contre carrer les plans de Killy, voir éventuellement instaurer le chaos ou encore, fuir ce monde en perdition. Les quelques « humains » que va rencontrer Killy sont des êtres qui errent sans but, tentant de survivre tant bien que (et surtout d’ailleurs) mal, que ce soit le pauvre petit cyborg ou le groupuscule d’humains armés luttant contre les mêmes méchants…Mais là encore ce n’est pas tout, dès le second tome, Killy va rencontrer Shibo, une scientifique, qui va le suivre ensuite tout le long de l’histoire. Bien que cyborg, elle nous paraît plus humaine que Killy, et l’évolution des deux personnages au fil des tomes est tout à fait intéressante.
Finalement à la lecture de ce manga ce qui m’a parut évident c’est que l’auteur ne rentre pas dans les cadres conventionnels, à savoir de base répondre aux attentes des lecteurs, mais plutôt qu’il a écrit son histoire comme elle lui apparaissait, sans se justifier comme je l’ai déjà dit du pourquoi du comment, et c’est aussi ce qui m’a emballé avec BLAME!.
Les questions que je me suis posé en le lisant était plutôt de l’ordre de la conception que nous avons de la vie, qui est totalement bouleversé ici.
La série est en 10 tomes,et il existe aussi une série d’OAVs, sortis en DVD seulement au Japon, mais je vous déconseille de commencer par ceux là car se sont en fait des courts métrages d’environ 5minutes en moyenne, reprenant des passages du manga, voir des scènes inédites. Ils sont très beau et traduisent bien l’ambiance du manga, mais vous n‘y comprendrez rien si vous ne l‘avez pas lu. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…
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